Il fallait bien que ça arrive, je décide de progressivement arrêter ce blog pour passer sur un autre. L'explication se trouve sur le nouveau blog, a cette adresse : omgwtfbbq.over-blog.net/
A bientôt pour de nouveau lol !
Evidemment à l'époque personne ne le savait encore, et Hétérophor n'en avait de toute facon pas grand chose à foutre. Du moment qu'il était loin de son frère, tout irait pour le mieux. Il arriva devant les portes massives du sombre royaume, portes qui étaient fermées. Il s'apprêta alors à toquer lorsqu'il se rappela soudainement qu'il n'avait pas de main.

N'ayant aucune idée de comment rentrer, Hétérophor n'avait plus d'autres alternatives que celle de rebrousser chemin. Un peu tristounet, il s'appreta à reprendre la route, lorsqu'il apercut une silhouette à l'horizon . C'était la première créature vivante qu'il rencontrait depuis son frère, les terres étant encore peu fréquentées à l'époque. En se rapprochant, il put constater qu'il s'agissait d'un bipède de taille moyenne, à la stature plutot frèle et surtout de sexe indeterminé. Cette étrange créature disait s'appeller Androgynius et que son ambition était de devenir héros de J-RPG. Pour cela, il devait affronter les terribles terres d'Homophobia où il pourrait prouver sa valeur aux yeux de tous. Si en plus, il pouvait mettre la main sur une grosse épée faisant deux fois sa taille, ca serait encore plus cool. Hétérophor, l'appendice tout remuant de joie, sauta sur l'occasion. lls se dirigèrent alors vers les immenses portes où Androgynius, à l'aide de ses précieuse mains, toqua de toute ses forces. La réponse ne tarda pas à arriver. Dans un fracas assourdissant, les portes s'ouvrirent, révélant un paysage grisatre, baigné par une constante pluie de cendre, une sorte de Mordor mais où les orcs, en plus d'être extrement moches, seraient homophobes.
Nos deux héros s'avancèrent courageusement et pénètrent dans ce lieu maudit. Une fois les portes franchies, ces dernières se refermèrent immediatement, non sans laisser une ombre se glisser à l'intérieur sans que personne ne s'en apercoivent. Hétérophor ne savait pas trop pourquoi il désirait se rendre ici. Il lui semblait qu'une force irrésistible le poussait à y aller, ainsi que l'étrange intuition qu'il pourrait y trouver l'arme pour terasser son frère et se venger de ses insultes humiliantes. Alors qu'il contemplait la région, il se dit que finalement c'était peut-être un peu stupide comme choix de destination. Bah, qu'importe, le mal était fait. Maintenant, il fallait assumer sa connerie jusqu'au bout et à ce petit jeu là, Hétérophor cartonnait.
Mais très vite, il se rendit compte que quelque chose n'allait pas. A chaque pas (enfin trainée de slim) effectué, Hétérophor sentait toute la corruption des lieux s'immiscer en lui. Il voulait rebrousser chemin mais hélas, c'était trop tard. Sa colère contre son frère se transformait en haine et la haine mène au côté obscure de la sexualité. Lui qui était avant une sexualité propre, une sexualité du côté lumineux, se trouva déformé par ses propres démons. Ses démons qui l'avaient définitivement consummé en le menant dans ce lieu de perdition. Hétérophor avait failli, il était devenu...

HOMOPHOBUS LE DECHU !
A suivre...

"Un oeuf parfait pour une sexualité parfaite"
Verset XIII du Saint Ouvrage (Têtu édition spécial été Juillet/Aout , 250 pages dont 230 de pubs, 15 pages de pseudo beau mecs photoshopés et un reportage sur les hyppocampes homophobes de l'océan pacifique sud)
Mais comme toujours, rien ne dure eternellement. Pour une raison que les sages ignorent, l'oeuf se fissura. Certains disent qu'il s'agirait du conflit intérieur de l'oeuf qui en était l'origine, d'autres suspectent une vague particulièrement traitresse qui mit à mal l'oeuf. De son éclosion jaillit moults choses. Il y eut tout d'abord la Fertilité, une terre pure qui recouvrit un bon tiers de l'océan. Sur cette fertilité, deux masses, une sombre et une claire, tombèrent lourdement. La masse sombre, plus lourde, plus conséquente, s'appelait Hétérosexualité. L'autre, plus mince, plus volatile, s'appelait Homosexualité.

"L'hétéroséxualité, toute contente de sortir de l'oeuf"
Reproduction d'époque (à peu près)
Ces deux êtres étranges ne pouvaient pas se blairer. L'un accusait l'autre d'être à l'origine de l'éclosion de l'oeuf et ainsi d'avoir détruit le fragile équilibre de la sainte bisexualité. Historiquement, il a été prouvé que les deux formes slimesques étaient bien contentes d'être sorti de l'oeuf, mais se sentant coupable de se rejouir de la mort de l'oeuf, ils ont préféré se foutre sur la gueule. Cependant la vive dispute les empêcha de voir ce qui s'étaient échapés de l'oeuf et qui allaient plonger ce nouveau monde dans une ère de chaos sans précédent, même s'il ne s'était pas passé grand chose.
Après s'être respectivement insulter pendant plus d'un siècle, nos deux slims décidèrent d'en rester là et de parcourir le monde chacun de son côté. Hétérophor (il avait décidé de se renommer ainsi après une insulte particulièrement blessante concernant son appendice slimesque) partit vers la sombre contrée d'Homophobia, tandis qu'Homosexios (Il trouvait que ca sonnait mieux et que ca faisait ressortir sa personnalité sensible mais sûr d'elle) tenta sa route vers les terres étranges du Marais.
Mais une terrible menace les poursuivait, une menance qui allait changer la Sexualité pour toujours....
A suivre...


"On sait d'ores et déjà que :
- Le coffret contiendra 20 Blu-ray,
- La piste sonore VO sera en DTS HD-Master Audio,
- Il présentera un transfert 1080p encodé en VC-1,
- De nombreux bonus sont annoncés mais non dévoilés." Oo
Bon, va falloir passer au blue-ray oO
Tout commence lorsque je me dis qu'il faudrait que je vois tout de même cette fameuse saison 5 de Lost pasque bon ca reste kemen une de mes séries préférées et ca serait bête de m'arrêter là, je commence donc à regarder un épisode. Visiblement nos héros ont découvert une sorte d'infrastructure étrange au milieu de l'île. Des sortes de gratte ciels ravagés, un peu comme dans un décor post apo mais au beau milieu d'une île paradisiaque, bref ca commence déja bien. C'est alors qu'un des héros, un black si je me souviens bien, décide de grimper à un de ces immeubles histoire de voir s'il y a des trucs intéressants à trouver. Il grimpe, grimpe et se retrouve quasiment tout en haut, sur une poutre de construction. Il observe la vue lorsque soudain... une étrange petite fille habillée en rouge et au cheveux gras arrive près de lui, oui comme une certaine Alma de F.E.A.R Elle s'approche de lui, l'empoigne et là se succède un déferlement d'images geek avec une sorte d'highscore qui augmente (?!) des sprites de yoshi et mario, une sorte de vidéo youtube et autres truc étranges pour finir sur la mort du black dans les bras de la jeune fille.

"Im in ur island, killing losties"
Je trouve ca démentiel comme fin d'un premier épisode et décide de regarder des bouts de l'épisode suivant. Je découvre avec stupéfaction qu'une blonde de l'île a décidé de venger le black et elle décide donc de buter Alma. Mais comme Alma est supposée être invicible, il falloir se buffer. C'est pour ca que la blondasse décide de s'empriffer de tout ce qui lui passe à portée de main pour devenir une sorte de grosse boule blonde typée manga pour rouler sur la petite fille (?!?!) Elle se prépare à lui rouler dessus alors que Jack essaye de l'empêcher de faire une telle connerie mais peine perdue. L'épisode se finit là et je décide de regarder les critiques de cette épisodes qui s'averent dythirambiques et trouvent même qu'il s'agit du meilleur épisode de la série. Malheureusement je n'ai pas vu voir la fin et je ne serais donc jamais qui de la grosse boule ou d'Alma a gagné ce terrible combat. Je me suis reveillé à ce moment là, un peu décontenancé par un rêve aussi étrange.
( Read more... )
Le vampire dans Baldur's Gate 2 :

Baldur's Gate 2 avait déjà ouvert le bal avec ses fameux illithid et il continue avec les vampires. Je dois dire que je déteste peut-être encore plus ces bestioles que les flagelleurs mentaux. Tout d'abord parce les suceurs de cerveaux ne vivent qu'en outreterre, ce qui évite de les croiser trop souvent alors que nos amis vampires ont la facheuse tendance à squatter les ruelles d'Athkla..., d'akltal..., de la capitale d'Amn. Mais ce n'est pas tout ! Ces créatures de la nuit ont un pouvoir ou plutot LE pouvoir qui fait du vampire le mob le plus relou de BG2, j'ai nommé le pouvoir d'absorption de niveau. Comme son nom l'indique si bien, il suffit que le vampire touche un de nos héros pour que celui-ci perde un voir même plusieurs niveaux de classe, supra chiant. C'est comme ça qu'on passe d'un super groupe lvl 17 à une bande de naab de lvl8 après un simple combat ! Alors je sais ce qu'on va me dire, "Leaul té treau 1 noob, ya dé sor 2 preautekssion !" Ce qui est tout à fait vrai mais le problème est qu'on ne peut pas protéger tout le monde justement et que, Murphy passant par là, le vampire touchera forcèment le seul PJ, mage généralement, n'ayant aucune protection et se voyant perdre 3 niveaux de sorts à cause de ces conneries. Il n'y a plus qu'à aller voir le prêtre local, dépenser une fortune, réapprendre tout ses sorts et repartir dans la joie et la bonne humeur. Et après ils veulent qu'on s'allie avec eux ?! Et puis quoi encore !
Le monstre de condemned qui te saute dessus dans la piscine :
Si je met cette horreur dans ce classement, c'est surtout à cause d'un passage qui m'aura bien fait crisé. Cela se passe vers la fin du jeu alors que le héros visite une école délabré à la recherche d'un tueur en série. Tout se passe bien, enfin aussi bien que ca puisse se passer dans ce genre de jeu, jusqu'à ce qu'on tombe, littéralement, dans la piscine vide. Et là tout s'enchaine :
Passage en noir et blanc, vision qui se brouille légérement et surtout des abrutis qui tombent du plafond pour plonger direct dans la piscine, le tout sans se faire une égratinure. C'est alors là que le cauchemar commence, ces mardes sont ultra chiantes à tuer ! Bien qu'armé d'une pelle de premier choix, ces daubasses sont trop nombreuses et vous foncent dessus pour vous donner leur coup spécial ultra chiant. Cela consiste à voir l'espèce de truc décharné vous sauter dessus, faire "Gneugneugneu" et vous enlever un quart de votre barre de vie sans rien pouvoir y faire. Frustrant. Alors quand 3-4 GneuGneuGneu s'enchainent et qu'on voit notre héros agoniser dans une piscine crade, on a qu'une envie : remplir la dite piscine d'acide sulfurique. Ceci n'étant pas possible, il ne reste qu'à recommencer le passage une dizaine de fois avec l'ultime espoir d'arriver à donner un coup de pelle sans s'en faire rouler une par nos amis au look étrangement ressemblant à Gollum.
Bien évidemment, pour totalement frustrer le joueur une fois ce passage réussi, on réalise qu'il s'agissait seulement d'une vision et que rien ne s'était donc réellement passer.
Ahahahahah....
Ahah...
Ah...
Echap -> Quitter > Désinstall -> Jeter dvd dans le broyeur
Les araignées de manière générale
Ah ce que je peux détester ces araignées. Autant dans la vraie vie, elles ne me dérangent pas plus que ça (Je trouve les nains de jardin beaucoup plus fourbes et malfaisants), autant dans un jeu vidéo, non ça n'est tout simplement pas possible. Car qui dit araignée dit poison et qui dit poison dit mort à petit feu. Je trouve qu'un des moments les plus angoissants dans un jeu vidéo est celui de voir son pauvre petit perso avec sa barre de vie verte, essayer de courir partout pour dégotter un simple antidote et éviter ainsi une morte stupide. Le pire étant quand le poison est incurable. Ne rigolez pas, cela arrive. J'en tiens pour exemple Baldur's Gate1 où il existe une auberge infesté de limon, gelée de moutarde vénéneuse qui empoisonne vos persos sans aucune chance de guérison. Pire, une fois votre perso mort, il est impossible de le ressuciter, son portrait disparaissant simplement du groupe... Pourquoi ? Aucune idée... N'oublions pas également le bruit souvent stressant de l'araignée qui a également la facheuse tendance à pouvoir marcher n'importe où, donc sur le plafond pour nous tomber dessus et nous voir pousser un cri de filette bien viril. Sans compter qu'on en trouve par dizaine dans les égouts, comme par hasard...
Le zerg qui se terre et envoie des piques

Pardonnez mon ignorance mais je ne retrouve pas le nom de cette horreur, surement que mon inconscient a du le refouler suite à un des souvenirs les plus plus humiliants que j'ai pu avoir en réseau. Si je hais ce truc, c'est à cause de ce souvenir que voici. J'étais chez un pote qui avait Starcraft avec l'extension et nous décidions, fort d'avoir tout poutrer la partie solo du jeu, de nous mesurer à d'autres adversaires sur ce fantastique outil qu'est battlenet. Après avoir créer un compte et galérer un peu, on se retrouve rapidement dans une partie contre un joueur zerg, tandis que nous avions les Terrans. C'est alors que se produisit une chose étrange : les unités réagissaient mal, nos ordres semblaient passer une fois sur deux, les batiments ne voulaient pas se construire, on n'y comprenait rien. Il n'en fallait pas plus pour que le joueur adverse se moque de notre prestation pitoyable, nous demandant si notre souris n'était pas débranché...
Elle l'était...
Il semblerait qu'au moment où nous lancions la partie, le petit "creuk" entendu était le son d'un cable s'étant quelque peu enlevé de la tour et il a fallu bien sur que ce soit celui de la souris. Me rendant compte de cette connerie, je m'empressai de rebrancher correctement le cable et le jeu pu continuer sur de bonnes bases... pendant au moins 15 secondes. Le temps de voir notre ami zerg débarquer avec ces trucs se terrant sous terre et balancer des piques détruisant tout sur son passage. Durée du nettoyage : 3 minutes. Depuis je ne joue plus sur battlenet et je hais les zergs et tout particulièrement ces daubasses de planqué.
Le grenadier des soviets
Alerte Rouge 1 est un jeu déséquilibré. C'est un fait. Et l'unité qui incarne parfaitement ce déséquilibre est le grenadier soviet. Une véritable arme de destruction massive concentré en 3 pixels. C'est simple : 10 infantries alliés contre 1 grenadier -> Le grenadier gagner;
20 infantries contre 1 grenadier; le grenadier gagne;
50 infantries contre 1 grenadier -> Le grenadier perd 1/4 de vie mais gagne quand même...
Cette unité possède surement les grenades les plus puissantes jamais crées dans un jeu vidéo. Des grenades capables de génocider un peuple entier avec seulement 10 unités. L'ubermenschen par excellence, l'arme ultime ! Et par conséquence l'unité adverse la plus reloue du jeu. Tout spécialement lorsqu'il s'agit de missions d'infiltration dans des usines à la con où le moindre grenadier est un danger de mort pour la mission. C'est LA raison pour laquelle j'ai triché et équiper mes toubib de bobine tesla portatif. Ouais faut pas me faire chier...

Il y a des films où l'on sait dès les premières minutes qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre. On est happé dès les premières images pour n'en ressortir qu'à la toute fin du film, après avoir parcouru tout une gamme d'émotion, nous faisant vibrer comme l'ont font seulement les grands films. Le genre d'oeuvre que l'on ne voit que trop rarement au cinéma et dont on a qu'un envie à la sortie de la scéance : le revoir le plus rapidement possible. Ce genre de films, celui pour lequel on aime le cinéma, eh bien Benjamin Button n'en fait absolument pas partie.
Oui c'est vrai que c'est un peu vache comme introduction, mais j'avais envie de me faire plaisir. Et puis cette comparaison n'est pas si anodine tant Benjamin Button essaye de s'ériger comme l'un des chef d'oeuvre du 7ème Art sans jamais y arriver. Si j'étais mesquin, je dirais que Benjamin pue le film à oscars, le genre de film concu pour tenter de ramasser un maximum de statuettes, ce qui n'a pas été le cas. On a ici tous les ingrédients pour tenter d'éblouir les juges : une grande histoire d'amour tragique, des scènes poignantes, des acteurs connus qui nous livrent de grandes performances, un destin tragique sensé émouvoir le public, etc. Problème, la sauce ne prend pas vraiment, la faute à un scénario trop classique ne laissant aucune surprise sur son déroulement. De plus le principe de raconter l'histoire via les souvenirs d'une vieille femme mourante sur un lit d'hopital commence à sérieusement gonfler (Déja vu dans Titanic par exemple), surtout que le film a un peu trop tendance à nous sortir de l'histoire pour revenir à cette mourante et à sa fille pour des scènes dont on se fout éperdument.
Continuons dans les reproches avec certains passages beaucoup trop longs et qui n'apporte que peu d'intérêt à l'histoire, comme l'aventure amoureuse que connait notre Benjamin dans un hôtel. Une aventure qui s'étend sur au moins 20 bonnes minutes pour n'aboutir à rien... Autres problèmes : le manque d'émotion et ca c'est un peu chiant pour un film sensé nous faire sortir nos mouchoirs. Que ce soit Brad ou Cate, qui certes jouent très bien, on ne sent pas boulversé par ce qui leur arrive. Certes c'est pas super cool les mésaventures qu'ils traversent mais bof quoi. On a vu pire ou on a déjà vu ce genre de trucs mais en mieux fait, on ne sent pas concerné, peut-être par trop de retenu de la part du couple sur leurs malheurs. Il n'y a pas de personnages vraiment marquant, tous ont déjà été vu et revu dans d'autres films du même genre. Au final on a l'impression d'assister à une sorte de Best-Of des films à la Forrest Gump matiné d'histoire d'amour à la Titanic, rien ne surprend, rien ne vient nous émouvoir.
Mais il ne faut pas croire que tout est décevant dans ce film. Certaines scènes restent puissantes et étrangement ce ne sont pas celles qui concernent directement la relation cate-brad. Je pense par exemple à la scène de guerre : l'attaque du sous-marin qui est incroyablement filmé et qui pour le coup dégage une sacrée impression de violence. On s'y croirait vraiment lorsque le pauvre bateau de pêche se fait attaquer par un U-Boat. Les effets spéciaux sont également de grandes qualités et surtout passent totalement inaperçu.
Ce qui finalement me décoit le plus, ce n'est pas que ce film soit classique, c'est surtout qu'il n'a rien qui n'évoque David Fincher à part sa maitrise esthétique. Une maitrise esthétique qu'il utilisait pour illustrer son script, c'est ça qui fait avant tout la spécificité de Fincher. La mise en scène illustre la thématique générale du film comme dans Seven où les décors glauques illustraient le cerveau dérangé d'un psychopathe ou dans Fight Club où chaque décor évoquait le chaos ambiant. Ici les décors sont soignés mais n'ont pas réellement de personnalité, tout est trop classique, trop léché (à part peut-être pour l'histoire de monsieur Gateau que j'ai beaucoup aimé et qui apportait une touche onirique convenant parfaitement au sujet fantastique de base, avant que ca ne parte en une histoire d'amour complètement plate) Les thèmes chers à ce réalisateur semble s'être estompés, on ne percoit plus le côté critique que pouvaient avoir ses anciennes productions, ni la noirceur qu'elles avaient (oui même dans Zodiac, rien qu'à voir la scène de la cave à la fin et la terrible pression qui en émane, on repère toute de suite le style de Fincher). Le côté extrement torturé, dérangé de ses héros n'apparait plus, des héros apparaissant souvent comme marginaux, en décalage avec le reste du monde qui peine à trouver un sens à leur existence. Certes ces thèmes sont un peu abordés avec le personnage de Benjamin Button, mais seulement en surface. On a la triste impression d'être devant un film classique, sans réelle patte, on ne retrouve rien qui fait la spécificité de Fincher. J'espère qu'il se rattrapera vite sur ses prochains films.
Il ne faut pas se méprendre, le film n'est pas mauvais, loin de là ! Disons qu'il est juste 'bon', on ne se sent pas arnaqué après avoir dépense 6-7€ pour le voir, on se sent globalement satisfait mais sans se dire qu'on le reverrait. Et de la part de Fincher, qui est un des grands réalisateurs actuels, cela décoit forcèment...

Je me souviens, il y a maintenant plus de 8 ans lorsque j'étais allé voir la Communauté de l'anneau à sa sortie à mon ciné en VF. Une grande excitation mêlé d'un peu de crainte, voila l'état d'esprit dans lequel j'étais. Puis le film commença et j'étais dans un état étrange, celui de comparer ce que je voyais avec le livre et de me rappeler quels scènes allaient succéder à celle que je voyais actuellement, m'empêchant ainsi de réellement profiter du film. Du coup, à la sortie de la séance, je ne savais pas si j'avais aimé ce film et ce ne fut qu'après quelques jours, le temps que tout ceci se décante, que je me suis mis à réellement apprécier le film pour ce qu'il était. Si j'évoque ce lointain souvenir, c'est parce que j'ai revécu les mêmes sensations ce soir en allant voir Watchmen, adaptation d'une BD que j'ai adoré. Une adaptation dont les nombreuses bandes annonces m'avaient quelque peu rassuré même si le nom de Zack Snyder à la réalisation m'avait fait un peu peur. Il faut dire que le monsieur en question n'avait pour l'instant pas fait de films à l'intellect très développé (300 et l'armée des morts, qui sont tout de même de bons films, surtout l'armée des morts). Mais force est de constater que ce réalisateur est loin, très loin d'être aussi con que certains geeks rageux peuvent le penser.
Zack est un ex-clippeur et cela se voit. Ses films ont toujours eu une esthétique très léché et Watchmen ne déroge pas à la règle. Ce New York alternative des années 80 est admirablement retranscrit. Il ne s'agit pas de la belle ville cosmopolite, symbole de la puissance américaine, mais d'une cité rongée par le vice et la corruption. Une ville décadente où la violence semble être la norme tandis que les rares citoyens encore intègres préfèrent se terrer chez eux. Mais plus qu'une ville au bord du chaos, c'est tout un monde qui menace de sombrer dans l'apocalypse, une apocalypse nucléaire engendré par une guerre froide qui n'a jamais cessé. Cette tension internationale est bien rendu à l'écran via les nombreux communiqués télévisuelle ou les divers titres de journaux feuilletés par les personnages du film. Certes, l'atmosphère de fin du monde est peut-être un peu plus présente dans la BD où l'on sent vraiment le désespoir à chaque coin de rue mais le film s'en tire plutot bien de ce côté là.
C'est donc dans ce cadre pour le moins pessimiste que vont évoluer nos super-héros. La genèse du groupe est d'ailleurs très présenté via un générique, qui en plus d'être magnifique, condense plusieurs dizaines d'années pour nous montrer la formation du premier groupe, les Minutemen, leur gloire, leur exploit puis leur déchéance via les fins tragiques de certains de ces membres. Le tout fini sur les super-héros qui ont pris la relève : les Watchmen, un groupe qui n'en est pas réellement un vu qu'ils ne seront jamais vraiment unis. C'est à leurs destins et à leurs psychologie que s'intéresse le film, peut-être encore plus qu'à l'intrigue en elle même. Le film commence d'ailleurs sur la mort de l'un d'entre eux, le comédien, un des watchmen à la personnalité la plus ambigue. C'est un des héros qui perçoit le mieux le monde comme il l'est réellement et choisit d'en rire plutôt que de prendre ça au sérieux. La vie n'est qu'une gigantesque farce, mais une farce qui est loin d'être drôle. Son côté amoral est d'ailleurs très bien rendu dans le film et donne un personnage attachant malgré les atrocités qu'il a pu commettre. C'est là que commence une histoire étrange, remplis de fausses pistes et dont on ne saisit la réelle portée qu'à la toute fin, une fin géniale qui si elle diffère un peu du comics, reste puissante avec le fameux dilemme qu'il nous pose.
J'ai parlé du comédien et de son traitement réussi, mais c'est également le cas de la plupart des personnages du film, que ce soit le Hibou, le Dr Manhattan ou Ozymandias, tous sont réussis et tous ont gardé leur personnalité unique qui rend ce comics si unique. C'est là que l'on voit que Snyder n'est pas un débile pour films de décrébrés, il prend le temps d'introduire chaque personnages, d'en expliquer ses débuts, son cheminement, pourquoi et comment il est devenu un super héros. Le réalisateur prend son temps et montre qu'il est aussi à l'aise dans les scènes d'actions que dans celles plus calmes, plus intimistes. Et évidemment, il y a Rorsasch. Ah Rorsasch, le super-héros extremiste, celui qui n'hésite pas à tuer pour arriver à ses fins. Celui qui raconte de superbes blagues ultra cynique résumant bien l'atmosphère qui règne :
"Un homme chez le docteur se dit déprimé, que la vie lui semble dure et cruelle, dit se sentir tout seul dans un monde menaçant où ce qui l'attend est vague et incertain.
Le docteur dit :
- Le traitement est simple. Le grand clown Paillasse joue ce soir. Allez le regarder, ça vous remontera le moral...
L'homme éclate en sanglot, il dit : mais, docteur...je suis Paillasse. "
Ah ah ah, que de lol. L'acteur incarnant ce psychopathe est excellent et fout vraiment la frousse. Le côté inexpressif, déterminé et sans pitié du personnage est très bien rendu. Je suis juste un peu dessus que la partie avec le psy soit raccourci par rapport au comics mais cela se comprend vu la longueur du film (2h40 tout de même !).
Je noterai toutefois quelques bémols, les musiques du film. Si en elles mêmes, ces musiques sont de bon goût, leur utilisation n'est pas toujours des plus judicieuse et on a l'impression que le réalisateur cède parfois à la facilité, comme lorsqu'il utilise la chevauché des Valkyries pour illustrer le passage au vietnam. Le pire étant la scène d'amour entre le hibou et le spectre qui en plus de ressembler à un téléfilm érotique du dimanche soir, est accompagné d'Hallejuah de Leonard Cohen... Le résultat est embarassant... C'est dommage car certaines musiques sont parfaites, comme celle qui illustre le générique du début, de Bob Dylan, d'autres semblent meublés plus qu'autre chose.
Quant aux scènes d'actions, eh bien notre cher Zack sait toujours aussi bien les mettre en scène et en profite pour rajouter quelques effets bien sentis. On a bien sûr droit aux fameux ralentis qui sont la marque du réalisateur depuis 300, un effet qui n'est pas toujours très bien utilisé et semble surexploité sur des scènes qui n'en avaient pas besoin. Mais à côté de cela, les scènes de baston sont d'une rare violence et sont bien mise en scène. Elles sont fluides et agréables à regarder avec la bonne grosse touche de gore qui va bien avec, comme si le réal attendait chaque scène d'action pour se lacher au maximum. Car il faut bien le dire, Watchmen est un film assez gore, entre les bras qui se font découper à la scie sauteuse, les fractures ouvertes, une femme enceinte qui se fait tuer, etc, on ne comprend pas pourquoi le film est simplement interdit au moins de 12 ans.
En y réfléchissant, Watchemn est donc une bonne adaptation et surtout un bon film. Zack Snyder a su capter l'essentiel du Graphic Novel et en a tiré un très bon film. La plupart des thèmes sont bien traités malgré quelques maladresses mais c'était inévitable au vu du travail monstrueux à accomplir. Une grande perfomance qui doit beaucoup aux divers acteurs, tous très bons et à un Rorschach en très bonne forme ! A voir donc !

Difficulté : Varie entre Facile et Moyen selon votre flemmardise et le temps qui fait dehors
Ingrédient :
-Un bedon
et au choix :
-Ticket resto
-Du liquide (prenez environ 7-8€)
-Une carte bancaire
Marche à suivre :
Sortez de chez vous en vous assurant de bien avoir pris un des 3 ingrédients ! Trouvez le quick, faites la queue et profitez-en pour réfléchir à ce que vous allez choisir puis passez votre commande et payez ! Une fois la commande arrivée, rentre chez vous et c'est prêt. Régalez-vous après tout ces efforts de fait :)

Voila, c'était une des recettes spéciales Norbz \o/
Un des trucs qui caractérise la série des Zelda sont ces donjons suivant tous une certaine logique. Chaque donjon renferme un objet spécial que l'on doit trouver et dont l'utilité sera requise à moults reprises. On ramasse divers clés, on se perd dans les couloirs, on résoud quelques énigmes, on trouve la boussole et la carte pour ne plus se perdre dans ces couloirs de merde et finalement on trouve LA fameuse clé, celle qui nous mène droit au Boss. Généralement la porte qui garde l'entrée du maitre des lieux est gigantesque et c'est là que commence la flippe. Je n'avais absolument aucune envie de me fritter à ces boss gigantesques qui en plus arboraient un look souvent étrange et foutant parfois les jetons. Mais bon, on ne peut pas rester là planter devant cette porte comme un con pendant 3 plombes, faut bien l'affronter, après tout on est venu pour ça ! Péniblement, on ouvre la porte et on pénètre dans ce qui va être l'arène du combat et là, autre moment de flippe : une cinématique qui introduit le Boss et si possible de façon à nous montrer qu'il va nous foutre une grosse raclée, pour finir sur son nom qui fait penser à un truc du style : "Uber RoXor Epic Level, I Pwn you n00b !". Une fois la cinématique finie, c'est généralement là que je m'empresse d'appuyer sur Start pour souffler un peu et me demander comment je vais survivre à cette horreur.

OK, ca n'a pas l'air impressionant comme ça mais à 12 ans, je peux dire qu'on est pas loin de se faire pipi dessus
Surtout qu'une autre raison de paniquer était que les boss avaient toujours un petit quelque chose qui les rendaient particulièrement stressant. Prenons l'exemple de l'horreur de l'image juste au dessus. Il s'agit du Boss du temple de l'ombre, là où on trouve le fameux médaillon nous révelant ce qui est invisible moyennant un cout en mana. Du coup, le boss exploite forcément les capacités de l'objet, c'est à dire que sa partie sensible est invisible... Ca se traduit par des grosses paluches qui se baladent sur une arène toute sombre, prêtes à vous foutre une mandale à la moindre occasion. Sans compter les fois où c'est l'horrible tête invisible qui vous fonce dessus ! Alors on tente vainement de contre attaquer avec son petit arc merdique et son médaillon à la con, pour finir par courir en rond en poussant des petits cris bien virils. Bien sûr, l'immersion est encore plus forte quand on est oom, Out Of Mana comme diraient nos amis des MMO. Le pire quand j'y repense, c'est qu'à l'époque je jouais avec un bouquin de soluce sur les genoux (oui la honte je sais), donc théoriquement je savais comment battre ce truc, mais ca ne m'empêchait nullement de flipper.
Etrangement, c'est les deux derniers boss du jeu qui m'ont fait le moins peur. Peut-être pasqu'il n'y a justement pas tout ce qu'il a normalement autour du boss, le donjon, la fameuse clé qui débloque son accès, l'angoisse de se demander à quoi va ressembler l'horreur derrière ces portes, etc. Cela ne retire rien à la fin de ce jeu qui reste un grand moment épique et plein de tension, mais une tension différente des autres boss.

"Voila, c'était mon souvenir"
Avant toute chose, il faut savoir que je suis un fan des blagues débiles et que j'adore atterrer les gens par mes bides monstrueux, ceci a son importance pour la suite. Voici donc le fameux rêve : J'étais dans mon salon en compagnie de ma femme. Cependant je réalise très rapidement que je ne suis pas moi, je suis dans la peau de quelqu'un d'autre, mais qui donc ? C'est alors en parlant à ma femme que je réalise l'horreur : je suis Johnny Hallyday... Oui, le pseudo chanteur de pseudo rock, celui là même. Mais ce n'est pas tout, je parle à ma femme des cadeaux à offrir pour nos enfants pour noël. Je lui dis qu'il faudrait offrir 5000 € au grand. Elle me demande alors : "Mais qu'offre-t-on au petit ? :o" et là... là, ce fut le coup qui m'acheva, celui qui m'enfonce dans les abysses de la honte suprême, je répondis alors :
-"Au p'tit que 2000 !"
...
Philip K Dick est un auteur qui me fascine. Son approche de la réalité se mèle avec un autre de ses thèmes récurrents : celui de la paranoïa. Les univers de ses bouquins sont souvent étranges, on ne sait jamais réellement ce qui se passe, ou plutot on se demande constamment si ce qu'on lit est vraiment ce qui se passe. L'auteur parvient à rapidement distiller le doute dans l'esprit du lecteur, doute qui finit également par s'immiscer dans celui des héros du livre. Cela est particulièrement vrai dans Ubik ou Le Dieu venu du centaure. L'univers dans lequel évolue les personnages semble hostile ou du moins intangible, il n'est pas stable, rien ne semble vraiment concret, on nage dans une espèce de flou où l'on cherche désesperement quelque chose auquel on pourrait se racrocher. Que ce soit dans Ubik où les époques s'enchevêtrent, où les morts semblent vivants et inversement. Ou bien dans le Dieu venu du centaure où la drogue fait des ravages, où les junkies ne savent plus dans quel réalités ils sont, ne savent même plus qui ils sont au final. C'est la qu'intervient la Paranoïa car on ne peut plus se fier à ce que l'on voit. Nos sens nous trompent, il devient impossible de distinguer le vrai du faux, le doute devient la seule chose concrete à laquelle on peut se fier. Dès lors, la réalité n'est plus une affaire de fait concret, mais devient plus une sorte de point de vue, une facon de voir les choses. Un point de vue qui se voit méchamment chahuté tout au long du récit et qui finit par un doute grandissant qui ne cesse de nous quitter, même une fois le livre terminé.
"La réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsque l'on cesse d'y croire" Philip K. Dick
Christopher Priest adopte un autre point de vue où la paranoïa n'a pas sa place. Au contraire les héros sont persuadés de ce qu'ils voient, pour eux tout est clair et limpide, la réalité est telle qu'ils la vivent et rien ne peut prouver le contraire. Cependant à nos yeux de lecteurs, cette réalité sonne faux, du moins elle est étrange, on voit bien qu'il y a un problème quelque part. Pourtant dans le récit, tout semble clair, cette réalité a sa propre logique, ses propres règles. Elle fonctionne d'une manière différente mais elle fonctionne... jusqu'à un certain point. Car ce qui caractérise les livres de Priest, c'est l'effondrement de cette réalité. Soudainement, tout ce qui semblaient si clair, si vrai, se casse la gueule, généralement de façon brutale. Toute cette logique part en vrille pour imposer une nouvelle réalité, plus forte, qui sonne plus vraie. Malheureusement, nos héros sont généralement incapables de l'accepter, de se dire qu'ils ont vécus dans l'erreur, de renoncer à un tout mode de vie basé sur le mensonge. Ceci est particulièrement bien illustré dans le Monde Inverti.
Je n'arrêtai pas d'entendre parler de ce bouquin un peu partout sur le ouaib et un beau jour, un jeudi, je me décidai de l'acheter histoire de voir tout de même de quoi il en retournait. En plus, son auteur, Neil Gaiman, m'avait déja conquis avec son chef d'oeuvre Sandman, autant dire que les choses s'annoncaient sous les meilleurs auspices. D'ailleurs en y repensant, on retrouve certains thèmes de Sandman dans ce livre ainsi que de brêves apparition de certaines personnages de la série tel que Delirium. Mais de quoi ça cause exactement ? Eh bien ça cause avant tout d'un mec qu'a grâve la poisse. Notre héros, Ombre de son nom, s'apprête à sortir de taule pour rejoindre sa femme Laura. Seulement voila, quelques jours avant sa libération, le directeur de la prison lui annonce que sa femme vient de décéder dans un accident de voiture. Première loose. Ombre est alors quelque peu abattu mais décide tout de même de retourner à la maison, il apprend alors que son meilleur ami est également mort, ami qui devait lui donner un job dès sa sortie de taule. Deuxième loose. Arrive enfin l'enterrement où la meilleure amie de sa femme lui apprend que Laura couchait avec le dit meilleure ami et est d'ailleurs mort en lui faisant une petite gaterie au volant. Loose ultime !
"Dis-lui bien qu'on a reprogrammé cette réalité de merde. Que le langage un est virus, que la religion est un système d'exploitation et que les prières ne sont rien d'autre que du spam à la con !"
Bref, c'est la méga galère pour Ombre, le genre de truc qui pousserait n'importe qui au suicide mais pas notre héros ! Surtout qu'il va se faire aborder par un étrange veillard lui proposant un job curieux. Se présentant comme étant Voyageur, le vieil homme va l'emmener vers une aventure pour le moins étrange où les anciens dieux ont été laissé pour compte au profit de nouvelles idoles que ce sont la télé ou Internet. Une situtation que Voyageur juge dangereuse car étant lui même un de ces anciens dieux, il se sent menacé et s'apprête à lutter pour sa survie. C'est là qu'Ombre va découvrir une autre réalité que celle qu'il connaissait déja. Un monde peuplé d'anciens dieux à la ramasse, tous issue d'anciennes mythologies, d'anciens cultes aujourd'hui presque oubliés. Ces dieux sont venus en Amerique car leurs croyants, ceux sans qui les dieux ne seraient rien, sont venus sur cette terre promise pour finalement abandonné leurs croyances. Dès lors ces dieux tentent de survivre en marge de la société, adoptant un style de vie proche des marginaux. Certains se prostituent, d'autres volent ou font des petits boulots et tous regrettent le temps où ils étaient vénérés, où on leur offrait des sacrifices lors de rituels fastes et grandiloquents. Mais ce dont ils ne se doutent pas, c'est qu'une étrange machination de la part des nouveaux dieux se met en oeuvre, avec apparement pour but de mettre fin à leur l'existence. Il faut dire que ces nouveaux dieux, ceux des médias, de l'automobile, sont arrogants et n'ont aucune compassion pour ceux qui les ont précédés. Une attitude qui en cache une autre, celle de dieux effrayés de se voir également remplacés comme l'ont été leurs prédécesseurs...
"Je suis un héros culturel. On a en gros le même emploi que les dieux, mais on fait plus de conneries et personne ne nous révère. Les gens racontent des histoires sur nous, mais aussi bien celles où on passe pour des cons que celles où on brille."
C'est donc à travers le voyage d'Ombre et de son mentor Voyageur que l'on découvre ce monde étrange, cette facette d'une autre Amérique où les Dieux cotoyent les mortels sans que ces derniers ne s'en rendent compte. Ce qui m'a surtout plu, c'est de voir à quel point les dieux sont démystifiés et se montrent aussi, si ce n'est encore plus vulnérable que les hommes. Leur puissance n'impressionne plus, pareil pour les nouveaux dieux qui paraissent plus ridicule qu'autre chose. On en vient presque à penser que ca craint d'être un dieu et c'est d'ailleurs ce que pensent certains d'entre eux. Il ne faut donc pas s'attendre à de la baston entre des Dieux se balancant leurs pouvoirs à la gueule, oh que non ! Il y a d'ailleurs assez peu d'actions, le déroulement de l'histoire est longue et très lente, certains passages sont mêmes un peu trop longuet à mon sens. Ce n'est vraiment que vers la toute fin que l'on comprend vraiment de quoi il s'agit que l'intrigue se démêle vraiment pour finir sur quelque chose d'un peu classique mais de tout de même efficace. On ressort du livre avec une nouvelle vision sur les Dieux, l'impression que même s'ils ont des pouvoirs qui claquent bien, ils sont tout de même dépendant de nous et que finalement c'est nous qui dominont les dieux, que c'est nous qui décidons de leur naissance et de leur mort, tout ça par le simple fait de la croyance.

-Visibilité OK, ciel clair, autorisation de décollage ?
- Non mais vous êtes fou ?! Sans coucher de soleil, impossible de décoller ! Attendez quelques heures !
-Mais ça n'a aucun sens !
-Parce qu'un quinquagénaire qui sauve le monde en dynamitant un astéroide, ca en a un ?
-Ben c'est vrai que vu comme ça...
-Mais cette fois-ci, c'est du sérieux, les humains doivent empêcher des robots playschool de récupérer le rubik cube sacré, alors vous tenez vraiment à ruiner toute l'émotion du film en décollant en pleine après midi ?
Courage, plus que 2 heures avant ce putain de coucher de soleil...
"Oh mon dieu, mes ennemis m'ont emprisonné au lieu de me tuer !"
Puisqu'il serait beaucoup trop simple de nous tuer, le grand méchant préfère nous laisser pourrir dans une tôle ou alors il croit qu'on est mort et nous abandonne sur place, voir dans une fosse commune. C'est là qu'on se rend compte du laxisme largement répandu dans les rangs ennemi qui ne vérifient même pas notre mort ou poste simplement un garde de merde devant notre prison. C'est également l'occasion rêvé pour le Game Designer frustré de pouvoir enfin dépouillé le héros de tout ce qu'il a pu acquérir et de foutre le tout dans un coffre gentiment appelé "Affaire de @PCNAME@". Là encore on est étonné par le manque de sérieux des méchants qui avaient là une occaz en or pour se fournir en divers armes généralement meilleur que les leurs. Mais non, même pas.
Palme d'or de la meilleur utilisation de ce passage : Baldur's Gate 2
Vous êtes heureux d'avoir finir Baldur's Gate 1 après avoir galérer pendant des heures à tenter de trouver la stratégie optimale pour battre cet enfoiré de Sarevok ? Vous êtes encore plus heureux à l'idée de pouvoir reprendre votre perso dans sa suite directe et ainsi profiter de votre superbe équipement ? Eh ben grande nouvelle, au début du scénar, vous vous faites capturer comme un noob sorti fraichement de chateau suif pour se faire intégralement dépouiller sans passer par la case "je récupère mon inventaire". De quoi l'avoir un peu mauvaise... Heureusement on se rattrape en lolant bien sur les dépouilles de nos anciens camarades du 1, les traitant de tous les noms, si possible devant les survivants du genre Jaheira et voila une histoire qui commence sous les meilleurs auspices.
Le donjon d'irenicus, une sorte de Guantanamo version Heroic Fantasy, interrogatoires inclus
Le début du jeu est chiant ou "j'en ai marre de tuer des fourmis mutantes depuis un quart d'heure"
Le principe du JdR est d'incarné un pauvre naab qui au fur et à mesure du jeu devient de plus en plus puissant pour ensuite revenir à sa zone de départ pour se venger des humiliations subis lors des premières heures de jeu. Le problème de ce procédé est qu'inévitablement le début du jeu est chiant car notre perso est une merde. Le genre de mec qui pourrait faire tomber son épée sur son pied et mourir d'une hémorragie. Qui n'a jamais fuit devant un grouilleux malade à sa première partie de Baldur's Gate en tant que mago à 2 points de vie après avoir balancé un pauvre petit projectile magique tout pourri ? S'en suit la sélection de tous les guerrier du groupe (généralement au nombre très élevé de 1 et généralement de classe palouf benêt) pour tenter de sauver le pauvre mago. Malheureusement notre palouf étant de lvl1 également, son jet de dé donne un echec critique qui voit son épée tombée au sol avant de voir le fameux grouilleux faire un coup critique qui one shote notre Mage, ce qui s'en suit du message "Votre groupe est mort L0L".
Palme d'or de la meilleur utilisation de ce passage : Fallout 2
Pour la petite histoire, le début de ce chef d'oeuvre devait commencer normalement directement au village d'Arroyo. Seulement débuter dans un village d'hippies fumeur de plantes carnivores, cela n'a pas trop plus aux pontes d'Interplay qui voulait une intro plus musclée avec si possible plein de baston et d'explosion à la con. Les développeurs acceptent en trouvant une astuce scénaristique de première qualité pour justifier des combats interminables contres des fourmis à la cons et des radscorpions venimeux et donc forcement super relou. Le tout se finissant sur un combat inutile contre un des membres de notre village pour tester notre force et vérifier ainsi que l'on est apte à remplir notre quête. Le problème n'est finalement qu'il y est de la baston, c'est surtout qu'il s'agit de baston mega chiante vu que le héros de niveau 1 loupe 2 coups sur 3, ce qui donne l'étrange impression d'avoir créer un perso ridicule, maladroit avec un score de 75% en science dont on se demande l'intérêt dans ce temple à la con.
Les égouts ou l'endroit le plus mal fréquenté de toute la ville
Si jamais vous débarquez dans une grande ville, idéalement une capitale, il y a alors de très grande chance que vous ayez à visitez les égouts. Ceci est surtout vrai dans les RPG d'heroic fantasy encore que Vampires Bloodlines ne s'est pas gêné pour nous en mettre en bonne platrée également. Il faut savoir que cet endroit est le plus mal famé de tout jeu. On y retrouve toute la racaille possible assortie d'une multitude de monstres tous plus dégeux les uns que les autres, quelques araignées, un ou deux cultes à la con, des épées qui parlent, des interrupteurs, un perso à recruter, des vampires pratiquant des rites de nécromancie for the lulz et aussi quelques objets parfois intéressants, quand même. Bref, c'est le gros bordel et souvent c'est ultra chiant car il faut bien le dire, les égouts ca soule ! Déja parce que je trouve qu'il n'y a rien de vraiment épique à ouvrir une plaque d'égout pour plonger dans de la vase, ensuite c'est un prétexte falacieux pour nous mettre 10 fois le même décor crade et pour finir on s'y perd car justement tous les couloirs se ressemblent...
Palme d'or de la meilleur utilisation de ce passage : Vampires Bloodlines
Vampires Bloodlines use et abuse des égouts. On y fait un bref passage au début du jeu pour se rendre à un hotel hanté et déja on trouve ça chiant. Cependant on pense s'être débarasser de ce moment relou pour ensuite profiter pleinement du jeu. Et non, NON LOCK même ! En plein milieu du jeu, alors que l'intrigue est bien rentré dans son rythme de croisière, qu'on profite des mulitples dialogues du jeu avec les divers personnages tous plus cinglés les uns que les autres, un développeur craque complètement et nous sort le passage ultimant chiantesque du jeu : 2H non stop d'égout (ou de dégout, ca revient au même). Jugeant surement que la parlotte n'avait que trop duré et que la fin du jeu arrivait dangeuresement vite, il fallait absolument mettre une mission spéciale 'rallonge de durée' de vie. Et pour ça, rien de mieux que de reprendre un décor déja fait, histoire de pas trop se forcer quand même, de trouver une astuce scénaristique débile (LOL ma maison mène dans les égouts !) et hop c'est parti ! S'en suit des heures à se perdre dans un décor uniforme à tuer des daubasses bipèdes ultra moche et ultra degoutantes avec en prime un boss super laid, surement fait par le même abruti qui a crée l'espèce d'alien blanc dans Alien resurrection. On ressort complètement traumatisé de ce passage, qui mène généralement à un génocide de piétons histoire de bien décompresser.

On notera que chez les habitants des égouts, l'accouchement se fait par césarienne.
La pouffe qui se fait kidnapper
Si votre équipe comporte un personnage de sexe féminin, plutot jolie à regarder et qui dragouille le héros alors le risque qu'elle se fasse enlever par le grand méchant est d'environ 98% Cela marche aussi avec un membre de votre famille, idéalement une soeur ou demie soeur. Evidemment cela ne marche qu'avec le sexe faible pour la simple et bonne raison que le bad guy de l'histoire n'a qu'à utiliser l'attaque spécial prennage de bras pour que la charmante damoiselle ne puisse plus rien faire. Forcement le méchant n'en restera pas là. S'il l'a enlevé, c'est bien sûr pour la pervertir, sauf Bowser qui préfère la foutre dans une cage puis attendre sagement sur un pont qu'un plombier vienne le buter, mais vu que ca n'est pas du RPG et qu'en plus c'est un dino, donc un petit cerveau, il a le droit. Non ici, on est là pour aborder des sujets beaucoup plus philosophiques comme celui de mener la femme loyal bonne vers le côté obscure, où elle tombera inévitablement. C'est obligatoire pour le scénar, ne vous en faites pas. Ne commencer pas à vous dire que vous avez raté son éducation lorsque vous l'avez prise sous votre aile. Non, non c'est entièrement sa faute. C'est quand même un peu facile de laisser tomber 20-30 années d'éducation paladine/Jedi pour sombrer en seulement quelques jours. De là à dire que les femmes sont volages...
Palme d'or de la meilleur utilisation de ce passage : Neverwinter Night 1
De base le scénario du jeu est des plus passables, mais pour tenter de remonter un peu l'intérêt du jouer, les scénaristes ont pensé à faire enlever la paladine pouffe pour la pervertir. Seulement gros problème : on en a rien à foutre. Je me souviens n'avoir même pas noter qu'elle avait disparue pour ensuite me rendre compte vers la fin du jeu qu'elle avait changé de bord, ou d'alignement, c'est selon. C'est également là que je me suis rendu compte que pour la voir revenir sur le droit chemin, il fallait avoir discuter durant de longues heures sur le sujet fort passionant qu'était son défunt mari. Evidemment, cela me faisait bien chier et je n'ai jamais pu la voir redevenir la palouf d'antan. Au final, elle a crevé et j'ai pu récupérer une bonne armure et une épée sympatique, elle aura tout de même servie à quelque chose.
La fin doit être la plus ratée possible
Ceci est une des grandes marques du Jeu de Rôle à l'occidentale. Il faut que la fin soit la plus baclée possible avec si possible un donjon de fin à chier, un boss tout naze et surtout, surtout pas de cinématiques à la fin mais justes quelques slides et un écran titre où l'on félicite le héros d'avoir passer 100 heures de jeu pour arriver à ce résultat. L'idéal étant de se rapprocher de ce genre de résultat :

Pour les plus pros, ceux qui se soucient du travail bien fait, il faut avoir penser à la pérennité de la licence, ce qui donne :

Trop de jeu pourrait remporter la palme d'or malheureusement mais je pense surtout à Kotor 1 qui dans le genre, je balance une armée de clone sith dans la gueule du héros durant tout le donjon de fin, fait très fort. Tout ca pour aboutir à un duel où bute des cuves pour ensuite avoir 30 secondes de cinématiques. Mega classe.

Précisions : Pour le Chaotic Evil, il s'agit bien sur de Mind Six et non des autres versions, cela n'aurait aucun sens sinon ! Pour ceux qui ne reconnaitrait le Lawful Evil, il s'agit de Doral, un des cylon que l'on découvre dès le pilote. Concernant le Lawful Good, c'est lee en serviette en dédicace à quelqu'un qui se reconnaitra...
Je noterai juste que Gaius est au centre, la classe !

